dimanche 11 décembre 2011

Les dimanches

D'aussi loin que je me souviennes, les dimanches ont souvent été pour moi des journées émouvantes...

Petit, je me souviens que nous revenions de chez ma grand-mère les dimanches soirs en auto pour retourner à la maison. Nous habitions la banlieue sud de Montréal et mes grands-parents étaient installés à Granby, ma ville natale.

Ainsi, les dimanches étaient associés au retour à la maison, à l'imminent début de semaine avec tout ce que cela pouvait signifier. Retour en classe le lundi matin, retour à la routine du levé qui, pour moi n'était que souffrance. Dieu que c'était souffrant me réveiller tous les matins !

Chargé de cette émotion qui nous ramenait à notre routine, nous prenions place dans la Pontiac toute la famille pour s'engager sur la 112 en direction de St-Hubert. Semaine après semaine, je m'installais à l'arrière, dans le noir, fatigué, déçu de rentrer.

Souvent la radio jouait des chansons tristes, nostalgiques. La pop française regorgeait alors de succès aux notes aigres douces qui stimulaient chez moi des bouffées d'émotions telles que je fondais en larmes. Littéralement !

Sardou, Dassin, Bécaud, Lama, Dalida, Hardy, nommez-les toutes et tous... Enfant larmoyant que j'étais, je craquais à tout coup. J'étouffais mes sanglots pour ne pas déranger mes parents avec mes absurdes larmes.

Mes dimanches ont longtemps été larmoyants. Dégoulinants d'une émotion que je n'arrivais à expliquer que par mon extrême fatigue...

Aujourd'hui encore il y a de ces dimanches où ma gorge se noue et où mon coeur vacille. Il y a encore de ces dimanches où je cherches à comprendre ce qui trouble tant l'horizon. Et, encore aujourd'hui, je n'ai de réponse à cette éternelle question.

Encore aujourd'hui.

2 commentaires:

  1. moi je me souviens des samedis matin à la radio avec les "Week-End rock-n-roll avec Gaetan Bacon". Ça, ça faisait samedi matin. Pour le dimanche on parle plus de la maudite messe à 11h jusqu'à temps que j'ai eu l'âge de me garder seul et écouter plutôt la lutte de la WWF... dans le bon vieux temps d'Hulk Hogan!
    Ma solution pour les dimanches morose:voir la journée autrement. Essayer de faire de cette journée une belle journée en soit, plutôt que de la considérer comme la fin du week-end et le début de la semaine...

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  2. Moi, c'était plutot les frères Rougeau que Hogan (figurez mon âge!)
    Et s'il y avait une petite brise légère, alors là c'était "la pause", allongé dans un bon fauteuil en écoutant Roger décrire les parties des Expos, le volume très, très faible.......
    :-)

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