Il y avait peu d'explosion colérique chez nous. Ou du moins, je ne me souviens d'aucune tempête traumatisante.
Vrai que ma soeur et moi avions une relation frère/soeur typique... mais rien qui n'ait laissé de cicatrices au corps et au coeur.
À la maison, ça sentait bon le plaisir et mes parents favorisaient les petits instants de folie. Nous n'étions pas toujours à la fête, mais à tout moment la folie pouvait frapper !
Nous étions rarement contraints. Je me souviens d'avoir rapidement appris les règles de la liberté de choix et de parole. Mon père et ma mère étaient probablement disciples de la pensée de Jean-Jacques Rousseau sans en avoir lu aucun essai.
La visite, la parenté, tout le monde était bienvenue chez nous et on y prenait toujours du bon temps. Nous avions souvent un oncle, ou une tante ou même un cousin qui venait à la maison pour de longues périodes de temps. Chez nous, c'était le chez nous de tout le monde et nous avons grandi avec cet esprit de clan.
Nous avons été choyés, entourés d'une famille nombreuse qui nous a toujours tout donné. Les Fêtes étaient un rituel gargantuesque où musique, chant, jeux et festins se succédaient pendant des jours et des nuits. Nous avons appris à faire la fête la couche aux fesses et nous avons grandi au coeur des multiples célébrations qu'une famille nombreuse commande.
La douceur, la joie, le plaisir... Nous avons grandi, frère et soeur, cousines et cousins, dans la douceur, le rire et l'estime.
Cette année, nous nous réservons la plus douce des douceurs. Nous nous retrouverons tous à la même table pour animer notre amour filial qui ne s'éteint jamais malgré les apparences.
Cette année, la maison sera remplie de la même folie qui a toujours habité la demeure de mes parents. Le sapin est prêt, nos coeurs sont déjà comblés de ces retrouvailles. Nous seront dignes de la tradition familiale.
Oh oui !! et merci mon cousin René de nous faire revivre ces beaux moments en espérant que la tradition se perpétue pendant de longues années !! Christianne
RépondreSupprimerQuand on connaît l'auteur de ces lignes, on constate à quel point il perpétue cette tradition de liberté, de confiance et de festivité. Et nous en remercions toute la famille Perron!
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