mercredi 28 décembre 2011

Comme un funambule

Depuis longtemps je prétends que mon ultime défi est de savoir distinguer la persévérance de l'acharnement (au sens péjoratif du terme).

Parfois je m'entête à faire fonctionner ce qui ne fonctionne pas et qui, de toute évidence, ne fonctionnera jamais. Ce que j'appelle m'acharner. Les exemples, de ma vie, ne manquent pas... Mes proches vous en parleraient longuement.

À d'autres moments, je m'entête et réussi à accomplir ce que certains auraient cru improbable. Ce que j'appelle la persévérance. Je ne sais pas si les exemples sont nombreux... mais j'en ai probablement cumulés quelques-uns au fil des ans.

Ainsi, il me faut être très attentif pour ne pas confondre les deux car ces notions font appel au même désirs de persister et d'aller au bout des choses... C'est plutôt le résultat ou l'absence de résultat qui témoigne de l'un ou de l'autre.

Depuis quelques mois, j'ai l'impression d'osciller entre persévérance et acharnement. Par peur de m'acharner, je songe parfois à reculer... Et à d'autres moments, je me sens totalement motivé à persévérer.

Je présumes que je ne suis en rien différent des gens qui m'entourent. Je les devine eux aussi funambules à leur manière. Je les imagine facilement marchant sur la corde raide à se demander s'ils se sont engagés dans la bonne direction et si les vents ne vont pas compromettre leur dessein, leurs ambitions.

Aujourd'hui, je m'interroge. Je scrute et observe.

Aujourd'hui, je marche d'un pas prudent car sur mon fil de fer je marche au dessus du vide et ne vois toujours pas l'objectif derrière cette nappe de brouillard.

Mais une chose est certaine : je marche... j'avance.

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